Textes critiques/extraits

01/12/2015

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Un mot vient à l’esprit face aux tableaux de Margarita Saad : graphein, vocable grec qui associe écrire et peindre, qui désigne en même temps le signe graphique et le trait pictural. Ses œuvres illustrent cette frontière et l’insèrent dans l’actualité de notre civilisation urbaine, hantée par des publicités dont les caractères gigantesques donnent une version nouvelle de l’écriture, tandis que les pictogrammes, chaque jour plus fréquents et plus nombreux …font revivre, tout en leur donnant une nouvelle universalité, des pratiques graphiques que l’on croyait disparues à jamais après l’essor et le triomphe de l’imprimerie au cours des deux derniers siècles.   

 

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… Quelque trente mille ans auparavant, nos illustres ancêtres du Paléolithique supérieur avaient inventé l’art. C’est ainsi que les signes se sont mis en mouvement.
L’actualité des œuvres de Margarita Saad s’appuie sur la richesse de ce lointain passé et sur les multiples variantes que les inventions successives de l’art et de l’écriture nous ont léguées. Ce souffle pousse la main de l’artiste … Qu’il s’agisse d’un seul signe disposé sur la totalité de la toile ou d’une multiplicité de signes combinés entre eux, son art est toujours dynamique, comme si les formes créées gardaient la mémoire du mouvement qui les a fait naître pour l’offrir au regard qui se pose sur elles. ….
Nulle modernité n’est vraiment telle qui ne sache tourner son regard vers le passé. La tâche très originale que s’est fixée Margarita Saad consiste à découvrir, jour après jour, l’actualité de formes très anciennes et à les transporter, au moyen de l’expérimentation plastique, dans le présent tout en les projetant vers le futur. Ces trois axes du temps cessent ainsi d’être perçus contradictoirement.
                                                                                              Texte de présentation exposition Graphein

 

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Texte de présentation pour l'exposition à Montevideo. Les signes …oscillent entre le dessin et l’écriture. On pourrait dire que Margarita Saad ne dessine pas mais qu’elle écrit. Mais elle n’écrit pas, non plus. Elle pose des signes sur le papier, tels des gestes venus du fond des temps, mais actualisés. Ses dessins …s’installent au croisement de plusieurs chemins : entre l’écriture automatique privilégiée par les surréalistes et le lettrisme français qui privilégiait les graphies par rapport à tout autre élément visuel.…elle aboutit naturellement aux arts plastiques.

Angel KALEMBERG, Directeur du Musée d’Art visuel de Montevideo.

 

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NAUGURATION DE L' EXPOSITION DE
MARGARITA SAAD JIMENEZ DE ARECHAGA .
La présence de Margarita Saad, une uruguayenne venue de Paris avec une série de dessins qu’elle nomma « Arabesques », a eu le mérite de nous confronter avec la pureté de l' art plastique, étayé par certaines de ses ressources premières. C' est une attitude rare par les temps qui courent, où domine plus ou moins dans notre milieu une exacerbation iconique. Elle nous renvoie, à travers le titre de son œuvre, à l' antécédent d’un secteur dans la tradition orientale du maniement des signes. Elle rend aussi hommage, dans les faits, au grand domaine d’expérimentation du signe qui a traversé une grande partie de la peinture occidentale au milieu de ce siècle. Elle nous propose ainsi une jouissance visuelle raffinée et par moments sévère, qui s' attarde sur le jeu rythmique de la ligne ou sur les variantes des lectures ouvertes grâce à l' inversion du rapport entre le fond et la forme. Elle ne renonce pas pour autant à la permissivité et au jeu propres à l’éclectisme des années 90, ce qui rend possible, dans son alphabet, la confluence aisée du monde symbolique des pictogrammes primitifs et de l' humour graphique de la bande dessinée que l' on retrouve dans ces histoires sans histoires…
Architecte Olga LARNAUDIE, Membre de l’AICA (Association Internationale des Critiques d' Art).

 

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Signes et formes.
Tout a commencé avec sa signature et cela ressemblait à un jeu. Ce fût son nom libanais converti en signe le point de départ.
 Elle ne les choisi pas de façon grammaticale car de cette façon auun se détachent et tous contribuent à une forme unique/totale, ce qui est le plus important pour elle, en plus de lui donner de l’universalité à l’œuvre.
Le manque de perspective totale est intentionelle, puisqu’elle met l’accent sur le mouvement, les grand dessins sont des vagues douces dans une mer de signes. Elle raconte que se qui l’amuse le plus c’est découter les différentes interprétations suivant la sensibilité de chacun.
Journal Uruguayen Busqueda
Dans sa première exposition individuelle à Montevideo elle exposera une série de dessins « qui constitue une interrogation sur la place et la fonction du signe dans les échanges culturels, dans la civilisation urbaine et dans l’histoire. Interrogation et, et même temps elle montrele signe, c’est à dire la mise en évidence de sa plasticité et de sa polysémie. Mais se qui importe n’est pas tant la signification éventuelle mais la forme de l’ensemble.

Journal Uruguayen La Republica

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